Les sujets de sa majesté ont souhaité quitter l’Union européenne

Cet article a été initialement publié pour le site Vexilla Galliae.

Le référendum intervenu ce jeudi 23 juin a eu pour résultat un « non », d’une courte majorité, entraînant, à brève échéance, la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne.

Ce choix de la majorité des électeurs britanniques est l’aboutissement d’une logique de  désengagement progressif. Le Royaume-Uni avait déjà marqué ses distances avec le « chèque Thatcher » au début des années 1980, puis en ne signant pas le traité de Maastricht en 1992, et en n’intégrant pas l’espace Schengen en 1995.

En somme, les liens furent toujours faibles entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. C’est pourquoi une sortie sera relativement aisée, malgré les autres traités européens auxquels le Royaume-Uni a souscrit. Lire la suite

Connaître l’islam pour dialoguer et évangéliser

 

L’été dernier, errant dans les rues de Vannes, votre serviteur acheta, au comptoir d’une librairie catholique, ce petit hors-série du magazine « Famille chrétienne », au titre évocateur ; « Connaître l’islam pour dialoguer et évangéliser ». La couleur était clairement annoncée, il s’agissait de se connaître pour mieux se comprendre, avec en finalité l’annonce sereine de Jésus Christ.

Cet ouvrage, hélas ! Regagna vite et sagement les rayonnages de la bibliothèque familiale, où il prit la poussière quelques temps, avant que les récents événements ne poussent la main curieuse de l’auteur de ces lignes à le reprendre. Lire la suite

A bas les déclinistes !

(Tintin en Amérique)

Faut-il s’étonner de ce que la France soit l’un des tous premiers consommateurs d’anxiolytiques au monde lorsque nous lisons les unes de nos journaux ou de nos sites d’information ?

Votre serviteur ne vous fera rien découvrir en vous rappelant que les médias d’information consacrent presque systématiquement leur une à des nouvelles inquiétantes voire catastrophiques. Certains médias dits de ré-information se sont fait des professionnels de la reprise de nouvelles angoissantes.

Si notre pays était la parfaite photographie de ce qui est rapporté dans ces journaux, sur ces radios ou ces sites, nous serions vraisemblablement déjà tous morts.

Entendons-nous bien, les nouvelles retransmises sont véridiques, et souvent, même, en deçà de la vérité. Par exemple, dans le domaine de la délinquance, de l’immigration clandestine, ou dans celui du déficit public et de la banqueroute programmée des caisses sociales, les médias même prétendument ré-informateurs sont loin de maîtriser toute l’ampleur désastreuse des phénomènes en cours.

Mais le mensonge est ailleurs, il est par omission.

En effet, si ces mauvaises nouvelles sont exactes, elles ne sont pas les seules. Au quotidien dans notre pays, des hommes issus de la société civile, des fonctionnaires consciencieux, des familles courageuses innovent et entreprennent. C’est par eux que la France tient bon, encore et toujours.  La véritable information consisterait à présenter avec le même intérêt mauvaises et bonnes nouvelles ; la France qui souffre et celle qui se bat.
Notre Etat est entré en déclin depuis la fin des Trente glorieuses, et pourtant, malgré l’absence de réformes structurelles, nous sommes toujours l’une des toutes premières puissances du monde. Cette prospérité ne tombe pas du ciel…

A défaut de média alternatif, votre serviteur vous renvoie vers la chronique mensuelle du Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme sur le site Vexilla Galliae, consacrée aux bonnes nouvelles de la vie française et il ne saurait trop vous inciter à diffuser autour de vous cette bouffée d’air frais.

Nous entrons dans la période des mariages, des ordinations, des premières communions, des professions de foi et des confirmations, qui sont autant de signes d’espérance pour l’avenir.

L’espérance n’est pas un opium, elle est fondée sur des signes concrets.

Pour vous donner un peu de baume au cœur, lisez les nouvelles de ces derniers mois : Lire la suite

Programmes d’histoire : la descente aux enfers de la déconstruction

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique, à lire et soutenir.

Les réformes des programmes d’histoire au collège se suivent et se ressemblent, accélérant la déconstruction, selon la logique des thèmes, idéologiquement sélectionnés. Professeur d’histoire, l’auteur explique comment, « en France, c’est une vieille mode que d’utiliser l’histoire à des fins politiques ».

DÈS LEUR ANNONCE, les projets de nouveaux programmes d’histoire et de géographie au collège n’ont pas cessé de susciter la polémique dans l’opposition conservatrice et libérale, mais également à gauche.

On accuse le ministre de l’Éducation nationale de vouloir brader l’histoire, de détruire la chronologie, de préparer une génération d’incultes privés d’identité nationale, de minorer les hauts faits du passé de la France pour mettre en avant les « heures sombres » prétextes à l’auto-flagellation. Enfin, on l’accuse d’abîmer la jeunesse par pure idéologie. Le ministre dénonce l’exagération et présente le retour de la chronologie dans une histoire jadis enseignée sous des angles excessivement thématiques au détriment de la logique des époques. Qu’en est-il vraiment ? Lire la suite

8 mai 1945 : Adieu vieille Europe !

(Keitel signe la capitulation allemande)

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique, que votre serviteur ne saurait trop vous conseiller de consulter et de soutenir.

Le récit est connu ; le 9 mai 1945 à minuit et un quart, à Berlin, l’Allemagne nazie capitulait devant les quatre grands vainqueurs de la guerre, les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni et la France, marquant d’une fin heureuse le plus abominable conflit de l’histoire européenne. La réalité est légèrement différente et plus forte de symboles.

EN VERITE, cette capitulation s’est déroulée en deux actes, qui ensemble illustrent l’enterrement de dernière classe du monde ancien et portent sur les fonts baptismaux ce monde nouveau si fragile qu’il doute déjà de lui-même en ce jour de son soixante-dixième anniversaire. Lire la suite

La faute de Paul Moreira

Il n’est pas dans les habitudes de votre serviteur de faire de la revue de presse. Mais plusieurs internautes ont parfaitement réglé ce scandale. C’est pourquoi je me permets de reproduire ici leurs propos.

Que s’est-il passé ? Un journaliste de télévision, M. Paul Moreira, souhaitant répondre à Eric Zemmour accusant le Coran d’être truffé d’appels au meurtre, s’est livré, disait-il, à une lecture rapide de la Bible où il n’aurait pas trouvé mieux, et notamment deux appels à l’égorgement dans la bouche même de Jésus Christ. Tempête et tonnerre se sont déchaînés hier chez certains catholiques contre l’affirmation hasardeuse de M. Moreira. Notamment, M. Daniel Hamiche, sur son site christianophobie.fr a appelé à écrire au dit Moreira pour exiger des explications.
L’échange qui va suivre ayant été publié en commentaires après les articles du site de M. Hamiche, il nous a semblé utile de les reproduire pour deux raisons :
– Ils répondent parfaitement à la polémique et présentent toutes les thèses en opposition.
– Personne ne lit les commentaires au bas des articles, or c’est, dans le cas présent, là qu’on trouve le plus intéressant. Lire la suite

Elections départementales : Que veut encore dire la démocratie en France ?

Ce soir de premier tour des élections départementales on a vu peu à peu se dessiner la tendance d’un basculement à droite des conseils généraux du pays, dans la satisfaction discrète de l’UMP et du FN et la défaite sans honte du PS.

C’est la règle du jeu, les ténors des partis d’opposition, arrivés en tête, fustigent le gouvernement et sa politique. Pour eux, c’est une évidence, leur stratégie politique vient d’être validée par la majorité des Français et c’est un aveu d’échec et de rejet du gouvernement. Avec 29 % des voix pour l’alliance de l’UMP et de l’UDI, 26 % pour le Front national et seulement 20 % pour le PS, évidemment, on ne peut pas penser autrement que les Sarkozy et les Le Pen, ainsi que leurs affidés. Lire la suite