Louis XIV : le Soleil brille encore

Cet article a été initialement publié pour le site de Liberté politique, que vous ne sauriez trop consulter.


(Louis XIV reçoit le Grand Condé à Versailles, au pied de l’escalier des ambassadeurs. Jean-Léon Gérôme)

Il y a exactement trois cent ans, le 1er septembre 1715, Louis XIV rendait l’esprit « sans aucun effort, comme une chandelle qui s’éteint ». Mais la lumière du grand règne brille encore.

CE FUT le dernier souffle d’un règne interminable. Né en 1638 dans le tumulte de la guerre de Trente ans, il grandit sous les auspices de la régence d’une mère très aimée, Anne d’Autriche, dans le souvenir d’un père vénéré et peu connu, Louis XIII, accompagné par le plus fin homme d’État de sa génération, le cardinal Mazarin.

Le cardinal, parrain et principal ministre du roi, son premier éducateur politique également, dit de son pupille encore dans l’adolescence : « Vous ne le connaissez pas. Il se mettra en chemin un peu tard mais il ira plus loin qu’un autre : il y a en lui de l’étoffe de quoi faire quatre rois et un galant homme. »

Depuis on n’a cessé de gloser sur ce règne. Lire la suite

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1715-2015 : le troisième centenaire des guerres jacobites

(Jacobites par John Pettie 1839-1893)

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique, à lire et à soutenir.

Dans les derniers mois de l’année 1715, alors que l’Europe soufflait, d’un soupir de paix, après tant d’années de conflit généralisé, les braises devenaient brasiers dans la petite Écosse, au nom des Stuart. Les maladresses du pouvoir anglais et la nostalgie du roi exilé au-delà des mers réveillaient des fidélités endormies. La première guerre jacobite commençait, il y a tout juste trois cent ans, au nom d’un principe de fidélité, de légitimité et de liberté.

Ces guerres ne furent pas seulement le crépuscule des Stuarts, mais aussi des libertés écossaises et de la Auld alliance avec la France. Voici l’histoire d’un baroud d’honneur, édifiant à de nombreux titres, auquel les Français ne peuvent être indifférents… Lire la suite

Un enseignant catholique peut-il enseigner ailleurs que dans une école catholique ?


(En classe, le travail des petits, Henri Geoffroy, 1889)

La question posée en titre de cette réflexion a de quoi surprendre, car après tout, chacun est libre de choisir son métier comme bon lui semble, tant qu’il ne contrevient ni aux lois, ni à la morale. L’enseignement catholique, même s’il dépend, en France, de l’Eglise, n’est pas l’Eglise elle-même, et il n’y a aucune obligation de l’intégrer, pour un catholique souhaitant devenir professeur.

Un catholique peut enseigner dans l’enseignement public laïc, dans l’enseignement privé catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman ou laïc, et pourquoi pas ailleurs encore, du moment que les valeurs prônées par cet enseignement ne sont pas en contradiction majeure avec ce que lui commande sa foi. Lire la suite