24 juillet 1115 : la fin de la dame de Canossa, protectrice du pape

(L’empereur en pénitent à Canossa, à la porte du pape)

Cet article a été initialement publié pour le site Liberté politique.

C’EST A UNE FEMME que l’Église de Rome doit d’avoir conservé son indépendance. La comtesse Mathilde qui rendait l’esprit dans sa soixantième année, ce soir du 24 juillet 1115, avait bataillé sans relâche pour le pape.

Son nom est aujourd’hui oublié, mais la forteresse de Canossa devant laquelle l’empereur Henri IV s’humilia durant l’hiver 1077 pour obtenir d’être reçu par le pape Grégoire VII, appartenait à Mathilde de Toscane. Après avoir barré la route aux armées impériales avec ses propres forces, elle avait organisé la réconciliation entre le pontife et l’empereur. Lire la suite

Défense de l’enseignement catholique


(Saint Jean Bosco, éducateur de la jeunesse)

Cet article a été initialement publié pour le site de Liberté politique, que votre serviteur vous invite à visiter et soutenir.

IL EST UN EFFET DE MODE, depuis quelques mois, qui consiste, dans certains milieux catholiques, à ouvrir le feu contre l’enseignement catholique, dont on oublie un peu vite qu’il est une institution d’Église, dépendant directement des évêques ou des congrégations religieuses.

Pour faire court, celui-ci est accusé de n’être tout simplement pas catholique, de se coucher devant les projets de réformes issus du ministère de l’Éducation nationale, en somme d’être devenu du « public payant ». (C’est oublier un peu vite que depuis 1959, il est lié à un contrat d’association avec l’État et doit donc accepter ces réformes, tant qu’elles n’attaquent pas son caractère propre. Sans ce contrat, il ne serait pas en mesure de scolariser les 2 000 000 d’enfants qui lui ont été confiés et de salarier les 140 000 adultes qui veillent à leur instruction.)

Plusieurs mises au point s’imposent, car il semble que les auteurs de récentes publications, Béatrice de Ferluc sur Liberté politique, Gabrielle Cluzel sur le site Le Rouge et le Noir, Pierre de Laubier dans son ouvrage L’Ecole privée… de liberté, et quelques autres, fassent de leurs cas particuliers des cas généraux, au risque de l’erreur. Lire la suite

François Ier, roi chevaleresque, gouvernant moderne

(Marignan par Alexandre-Evariste Fragonard, 1836)

 

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique. N’hésitez pas à le visiter et le soutenir.

15 juillet 1515 : François Ier s’élance vers l’Italie. Les soixante-dix ans de la fin du second conflit mondial et le bicentenaire de la chute de l’Aigle ont éclipsé un autre anniversaire, plus glorieux et moins morbide pourtant, celui des cinq cent ans de l’avènement d’un roi de gloire, sur le trône depuis le 1er janvier de la mythique année 1515. Lire la suite