A bas les déclinistes !

(Tintin en Amérique)

Faut-il s’étonner de ce que la France soit l’un des tous premiers consommateurs d’anxiolytiques au monde lorsque nous lisons les unes de nos journaux ou de nos sites d’information ?

Votre serviteur ne vous fera rien découvrir en vous rappelant que les médias d’information consacrent presque systématiquement leur une à des nouvelles inquiétantes voire catastrophiques. Certains médias dits de ré-information se sont fait des professionnels de la reprise de nouvelles angoissantes.

Si notre pays était la parfaite photographie de ce qui est rapporté dans ces journaux, sur ces radios ou ces sites, nous serions vraisemblablement déjà tous morts.

Entendons-nous bien, les nouvelles retransmises sont véridiques, et souvent, même, en deçà de la vérité. Par exemple, dans le domaine de la délinquance, de l’immigration clandestine, ou dans celui du déficit public et de la banqueroute programmée des caisses sociales, les médias même prétendument ré-informateurs sont loin de maîtriser toute l’ampleur désastreuse des phénomènes en cours.

Mais le mensonge est ailleurs, il est par omission.

En effet, si ces mauvaises nouvelles sont exactes, elles ne sont pas les seules. Au quotidien dans notre pays, des hommes issus de la société civile, des fonctionnaires consciencieux, des familles courageuses innovent et entreprennent. C’est par eux que la France tient bon, encore et toujours.  La véritable information consisterait à présenter avec le même intérêt mauvaises et bonnes nouvelles ; la France qui souffre et celle qui se bat.
Notre Etat est entré en déclin depuis la fin des Trente glorieuses, et pourtant, malgré l’absence de réformes structurelles, nous sommes toujours l’une des toutes premières puissances du monde. Cette prospérité ne tombe pas du ciel…

A défaut de média alternatif, votre serviteur vous renvoie vers la chronique mensuelle du Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme sur le site Vexilla Galliae, consacrée aux bonnes nouvelles de la vie française et il ne saurait trop vous inciter à diffuser autour de vous cette bouffée d’air frais.

Nous entrons dans la période des mariages, des ordinations, des premières communions, des professions de foi et des confirmations, qui sont autant de signes d’espérance pour l’avenir.

L’espérance n’est pas un opium, elle est fondée sur des signes concrets.

Pour vous donner un peu de baume au cœur, lisez les nouvelles de ces derniers mois :

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Septembre :

Comme à l’accoutumée depuis le printemps dernier, je souhaite partager avec vous quelques perles d’espérance. Oui, il y a, en France ou pour la France des choses belles qui se passent. Il y a des entrepreneurs, des familles, des artistes qui réussissent et font du bien au pays. Il sort de notre Etat, parfois, des réalisations magnifiques. En ne mettant en première page que les mauvaises nouvelles, reléguant les bonnes aux entrefilets de fin d’édition, les grands médias participent à la sinistrose générale qui est notre plus grand ennemi.

Economie

La meilleure nouvelle du mois dans le domaine économique nous vient de la Banque centrale européenne, une fois n’est pas coutume. En effet, en abaissant le taux de l’euro par rapport au dollar, la BCE a permis à nos produits d’acquérir une plus grande compétitivité pour s’exporter. Les prix affichés n’ont pas bougé, mais leur valeur sur le marché international a diminué, puisque notre monnaie vaut moins. En augmentant les exportations, nos entreprises devraient ainsi pouvoir augmenter leurs marges. On ne peut que s’en réjouir car une entreprise française dont la trésorerie s’améliore est, dans la plupart des cas, une structure qui, au pire ne licencie plus, au mieux embauche de nouveau. Espérons que la très légère remontée de l’emploi début septembre en soit la première concrétisation. Cela ne règle pas les maux de fond de notre économie qui a besoin d’être réformée, mais ce sera au moins une bouffé d’oxygène pour les travailleurs.

On sait que les employés des abattoirs Gad, dans le Morbihan, ont fait récemment la une de l’actualité, en étant accusés d’illettrisme par le ministre de l’Economie. Ce que l’on dit moins, c’est que cette entreprise française nécessaire à l’équilibre économique de l’agro-alimentaire en Bretagne sud est au bord du dépôt de bilan depuis deux ans. Le groupe Intermarché vient de faire une proposition de rachat devant conserver la plupart des emplois. Là encore, pour la France, c’est une bonne nouvelle. Puisse-t-il y en avoir d’autres dans cette Bretagne qui s’est levée si brillamment il y a quarante ans en passant du statut de région soi-disant arriérée, pour quelques-uns, à celui de région motrice de la France, et qui vient de souffrir si durement de la crise.

Par ailleurs, la nouvelle est tombée il y a peu, les prix de l’immobilier reculent enfin, de manière significative, à Paris et en province dans le neuf et l’ancien, avec des taux d’intérêts parmi les plus bas depuis 1940 pour les débiteurs. Evidemment, chers amis, si vous vouliez vendre, le temps est passé. Mais pour tous ceux qui veulent acheter ou construire, pour tous ceux qui veulent investir, c’est une nouvelle qui montre la robustesse de la société civile en dépit des effets néfastes de la loi Duflot sur le logement.

En mer, une trentaine de chalutiers bretons vient de recevoir le label « Pêcheur responsable », qui certifie une pêche respectueuse de l’environnement et la qualité des poissons pêchés. Quand on sait l’intérêt de plus en plus grand que nombre de consommateurs portent à la qualité de ce qu’il y a dans leur assiette, on ne peut que se féliciter de ce label qui fera sans doute préférer les poissons français à ceux venus de l’étranger et ainsi soutiendra notre marine de pêche tant affaiblie depuis trente ans.

A la croisée des chemins de l’économie, de la politique et de la diplomatie, je suis heureux d’apprendre et de vous annoncer que la Grèce compte acheter à la France des frégates Fremm pour équiper sa flotte de guerre. Comme quoi, l’excellence française s’exporte toujours.

Politique

Si l’économie semble donner quelques signes d’embellie dans la noirceur générale, la politique n’est pas en reste.

La première bonne nouvelle est à l’Elysée. Le Président Hollande parle sans cesse de rigueur et d’austérité. On pourrait l’accuser, avec son Premier ministre, de ne pas joindre le geste à la parole. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, le budget de fonctionnement de la présidence de la République a diminué. C’est une goutte d’eau dans la mer, mais c’est un symbole. Neuf millions de moins c’est toujours mieux que neuf millions de plus… Espérons que notre chef de l’Etat aura le courage d’imposer aux autres administrations publiques le régime sec qu’il s’est appliqué à lui-même. Au moins, pour une fois, l’exemple vient de haut.

Par ailleurs, saluons le basculement du Sénat à droite. Je vous ai déjà dit tout le mal que je pense du régime des partis, et n’attendons pas grand chose de la nouvelle majorité sénatoriale pour réformer notre patrie. Nous l’avons déjà vue à l’œuvre par le passé… De plus je ne peux que saluer avec amusement la réélection de Jean-Noël Guerini, accusé de malversations en tous genres et de trafics d’influence. Réélu par des élus sensés représenter leurs électeurs. Sans doute les nouvelles judiciaires leur sont-elles mal parvenues. Quoi qu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir. Au fur et à mesure que s’effiloche le pouvoir socialiste et que se rétablissent des contre-pouvoirs dans les mairies, les conseils généraux et régionaux, au parlement maintenant, c’est leur folie destructrice qui s’amenuise. En ce sens, la théorie de Montesquieu selon laquelle le pouvoir arrête le pouvoir n’a jamais été aussi vraie et positive pour nous.

Affaires étrangères

Mais les meilleures nouvelles politiques françaises sont hors de nos frontières.

En premier lieu, nous pouvons saluer l’engagement de nos forces en Irak contre l’Etat islamique au Levant et au secours des chrétiens orientaux. Certes, cette intervention s’est fait attendre. Notre lenteur s’explique par notre faiblesse militaire depuis les ravages des trois derniers livres blancs de la défense nationale des mandats Chirac, Sarkozy et Hollande. Nous ne pouvions pas intervenir sans l’appui logistique américain. Mais nous voici sur le terrain, enfin fidèles à nos engagements, comme nous le fûmes au Liban en 2006.

Cependant, n’oublions pas l’engagement de nos armées ailleurs dans le monde. Pensons à nos soldats qui combattent les mafias au Kosovo et en Bosnie, à nos troupes qui se battent actuellement en République centrafricaine pour la paix, à notre contingent toujours présent en Côte d’Ivoire où la situation demeure fragile. Il y a dans le monde, au loin où à nos portes, des conflits oubliés, dont le caractère politique n’est pas toujours à notre avantage et notre gloire, mais où nos armées accomplissent leur devoir avec vaillance. Pensons à eux.

Par ailleurs, j’aimerais me réjouir avec vous du mouvement d’unité nationale qui a suivi la mort tragique de ce guide de haute montagne, Hervé Gourdel, en Algérie, il y a quelques jours seulement. Nous avions été habitués, depuis quelques temps, à voir les partis se déchirer même sur les questions internationales qui avaient été épargnées par la curée politicienne jusque-là. Mais ici, l’ampleur de la menace et les enjeux de la lutte ont mis tout le monde d’accord. En ce sens, cette mort que nous aurions cent fois préféré éviter a eu des effets positifs pour notre patrie et dévastateurs pour l’ennemi qui, loin de nous avoir affaiblis, nous a pour la première fois depuis longtemps réunis.

Enfin, je voulais revenir sur le référendum écossais. Il me semble qu’en France, obnubilés par le souvenir romantique de la Auld Alliance, nous n’ayons pas perçu l’ampleur de ce qui se préparait. L’éclatement du Royaume-Uni signifiait son effondrement à plus ou moins long terme. Avec la fin du Royaume-Uni c’était aussi l’affaiblissement du Commonwealth, privé de son centre, et sans doute la fin de la couronne. Pour la France, un tel bouleversement de la carte aurait eu des effets désastreux en termes d’équilibres mondiaux. C’est pourquoi, si mon cœur a vibré pour les Highlands, mon intelligence se réjouit de cette unité britannique maintenue. Pour nous tous, c’est une bonne nouvelle.

Charles

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Novembre

Chers amis,

Une nouvelle, dans la grisaille, doit être retenue. Elle dissipe bien des nuages. Les journalistes, toujours prompts à ne voir que l’arbre qui tombe, sans nous informer de la forêt qui pousse, ont écrit et dit partout que la sonde Philae était tombée en panne après avoir atteint son objectif. Ainsi, ils ont fait passer pour une farce à un milliard d’euros ce qui est en fait un formidable succès pour la France et les grandes puissances européennes.

En effet, Philae n’est que l’atterrisseur de la sonde spatiale Rossetta, lancée en 2004, pour observer la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à des centaines de millions de kilomètres de notre terre.

Ainsi, les événements que nous avons pu observer ces derniers jours ne sont que l’aboutissement d’un périple de dix ans, le point final d’un projet initié en 1993 en partenariat entre l’agence spatiale européenne et la NASA, puis finalement mené par les seuls Européens, avec succès. Une telle longueur de vue me fait penser à Colbert, ministre de Louis XIV, qui fit planter les arbres que l’on utilisa pour la construction des navires qui donnèrent la victoire à la Royale durant la guerre d’indépendance américaine. Gouverner c’est prévoir ! Elle me fait penser à Louis XVI envoyant M. de La Pérouse au bout du monde, découvrir des îles et des peuples qui ne furent colonisés que des décennies plus tard. Cette expédition spatiale est à placer dans la lignée des projets fabuleux dont furent capables nos dirigeants les plus clairvoyants.

Il s’agissait d’observer de près une comète, sa composition, sa trajectoire, son environnement, et ainsi d’améliorer notre connaissance des corps célestes, de l’espace qui nous entoure. Pour la quête des ressources, pour la maîtrise de l’espace dans l’avenir, cette expédition était essentielle, elle fut une prouesse.

La mission Rossetta fut la sixième sonde spatiale à pouvoir observer de près une comète, et la première à pouvoir se placer en orbite autour d’elle. Elle fut également la première à pouvoir poser une sonde plus petite sur le sol de ce corps céleste.

Techniquement, tout le pilotage fut réalisé à distance, depuis le centre de guidage de Dortmund, à une distance infinie, donc. Les données enregistrées durant ces dix ans de périple furent traitées, jusqu’à ces dernières heures par le Centre national d’études spatiales de Toulouse. Le lancement initial fut opéré par une fusée Ariane, depuis la Guyane française. N’est-ce pas un objet de satisfaction pour nous, Français, pour nous Européens, d’avoir mené à bien, malgré la défection américaine, ce petit pas de la conquête de l’espace ? Nous le savons, un jour, des hommes habiteront sur la Lune, ou sur Mars. C’est une question de décennies, peut-être de siècles. Ces progrès correspondent à une échelle de temps qui n’est pas celle de nos dirigeants élus. Elle est imperceptible pour ceux qui conservent le nez planté devant des courbes trimestrielles de croissance. Mais c’est une partie essentielle de notre avenir et de celui de nos enfants.

Alors oui, chers amis, je suis heureux de savoir que cette mission a été un succès, et que ce succès est dû à des Français, des Allemands, des Britanniques et des Néerlandais pour ne citer que les principaux acteurs. Je suis heureux de savoir qu’il se trouve encore des décideurs capables de regarder vers le Ciel. Tant que nous lèverons la tête vers les étoiles, nous aurons un avenir.

Charles

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Décembre

Chers amis,

Les médias, même à l’approche de Noël, se complaisent dans la sinistrose, les mauvaises nouvelles et les polémiques stériles. Heureusement que les Français ont une solide faculté d’oubli, sinon, à ce régime, ils seraient tous, sans exception, sous anti-dépresseurs.

A quelques jours de la naissance de Jésus Christ, je voudrais vous donner plutôt quelques bonnes nouvelles à méditer. En nos temps difficiles il faut les connaître. Certains aveugles angéliques ne voient jamais que le verre à moitié plein. D’autres, aveugles sinistres, ne voient que le verre à moitié vide. J’aimerais qu’ensemble nous apprenions à voir le verre en entier.

La première bonne nouvelle nous vient du monde de la justice, une fois n’est pas coutume. Vous avez sans doute tous appris que le tribunal administratif venait de confirmer le droit de la mairie de Béziers d’installer une crèche dans son hall d’entrée. La ténacité de son maire, Robert Ménard, a payé. Moins médiatisée fut la décision des juge administratifs en Provence, considérant que les crèches devaient être maintenues dans les lieux publics ici, car éléments essentiels du patrimoine provençal.

Espérons qu’avec ces décisions de justice s’arrêteront ces polémiques imbéciles dont j’avais dénoncé le ridicule avec vous, il y a peu.

En tout cas nous pourrons fêter Noël en paix, Jésus Christ demeure présent dans nos villes.

La seconde bonne nouvelle est économique. La diminution de plus en plus importante des prix de l’essence est, pour tous les particuliers, un motif de se réjouir et de respirer un peu. Cet argent économisé nous permet, nous pauvres ménages, de respirer un peu. Je n’ai pas de grande inquiétude pour les groupes pétroliers. Leurs gains stupéfiants depuis 2003 et l’envolée des prix du baril jusqu’en 2008, suivie d’une courte baisse en 2008-2009 puis à nouveau d’une hausse continue jusqu’à aujourd’hui, leur a sans doute permis de constituer des réserves plus qu’honnêtes… Quant à la baisse des revenus de l’Etat sur la taxe pétrolière, eh bien… Tant pis pour lui. De toute manière, je fais confiance au gouvernement pour tirer son épingle du jeu et se vanter du recul du déficit de notre commerce extérieur grâce à cette diminution des coûts du pétrole, ce en quoi il n’est nullement responsable.

En économie toujours, le journal La Croix a, durant ces dernières semaines, consacré un dossier aux performances françaises, intitulé magnifiquement « Il ne faut pas désespérer de la France ». Il y a là quelques belles pépites que je vous invite à retrouver sur leur site dans les dossiers spéciaux de leurs pages économiques.

J’en retiens pour vous quelques-unes :

– Amoureux de cette belle terre de l’Ouest, je commence par la Mayenne, dont le taux de chômage, à 6,6 % des actifs, est l’un des plus bas de France. Son secret ? C’est une terre de PME familiales gérées de manière familiale, mais avec l’audace des grands groupes. En somme, ces firmes sont gouvernées avec humanité et une gestion financière saine, mais avec une longueur de vue qui les pousse à chercher l’internationalisation de leurs produits. En conséquence, l’emploi mayennais est solide, avec 25 % d’actifs dans l’industrie, contre 13 % dans le reste du pays, et des produits français qui s’exportent dans le monde entier, malgré des coûts élevés, grâce à une reconnaissance de qualité. A côté de cette industrie, l’autre pilier de l’économie de la Mayenne est l’agro-alimentaire où les grands groupes internationaux s’appuient sur le réseau serré des exploitations familiales. Un exemple à suivre sans doute pour nos provinces.

– Au cœur de la France, dans ce Val de Loire magnifié par Balzac et ce Berry terre de George Sand, oublié des politiques et moqué par les Parisiens comme une vieille France endormie, l’activité industrielle est bonne également, avec là encore des taux de chômage très inférieurs à la moyenne nationale et surtout une très belle promesse d’avenir, la prochaine installation d’un centre d’entreprises sino-françaises à Châteauroux sur le site de l’ancienne base de l’OTAN. Ce sont 460 hectares de terrains abandonnés qui vont devenir le cœur d’une rénovation économique du Centre. Vue de Chine, cette province est le cœur idéal du pays. Nous savons que lorsque les entrepreneurs chinois investissent, ils savent mettre les moyens financiers nécessaires pour développer leur activité au mieux. Nous avons donc de solides espérances pour notre beau Berry.

– Enfin, au sud du pays, dans les Pyrénées-Atlantiques, non seulement l’emploi industriel se maintient, mais le nombre d’usines et d’emplois a augmenté nettement en 2012, remontant doucement vers le niveau de 2008. Ici, soulignons la bonne capacité d’anticipation des bassins industriels, comme à Lacq, où la fermeture du site gazier d’EDF a été compensée par l’installation de nouvelles industries chimiques, françaises et étrangères, sauvant 8000 emplois sur place.

Je vous parle ici d’industrie délibérément. On nous vante, depuis des années, la tertiarisation de notre économie, car elle est la plus génératrice de profits dans le temps le plus court. Mais que vienne une crise financière majeure, et ce sont les services qui, les premiers, pâtissent de la bourrasque. Il est bon, pour un pays, de posséder une solide industrie et une agriculture familiale exportatrice bien développée, à côté de ses services de tous types. Je me réjouis, donc, du maintien ou de la renaissance de ces sites industriels.

Je vous parle d’économie alors que nous allons fêter un événement religieux. Mais cela n’est pas aussi incongru qu’il y paraît. Mes chers amis, si nous voulons chanter Dieu, encore faut-il ne pas mourir de faim. Si nous voulons penser à lui, encore faut-il ne pas être obnubilés par notre survie. Aussi, le premier bien que je souhaite à chaque Français, pour l’année à venir, c’est la conservation ou l’augmentation d’un bien être matériel qui assure la vie du corps et permet de se consacrer plus librement aux choses de l’esprit. C’est pourquoi, je vois dans ces réussites économiques françaises au milieu du désastre de notre politique gouvernementale, un magnifique signe d’espérance pour la patrie.

Joyeux Noël et à l’année prochaine!

Charles

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Janvier

Chers amis,

Ce mois de janvier a été celui de tous les malheurs, à en croire les gros titres de la presse. Entre les attentats qui endeuillèrent notre pays, la nouvelle montée du chômage, les morts provoqués par milliers au Niger grâce à la récidive de Charlie Hebdo, qui n’a pas volé son sous-titre de « journal irresponsable », les rodomontades à la fois pitoyables et inquiétantes de nos gouvernants, nous avons tous une bonne raison de nous abonner aux antidépresseurs (la France en est par ailleurs la première consommatrice en Europe).

C’est pourquoi, plus que jamais, il m’a semblé important de relever pour vous des nouvelles qui permettent de conserver une espérance fondée et informée en l’avenir de notre pays.

La première bonne nouvelle du mois, il me semble, est politique, avec la validation, par le Conseil constitutionnel, de la décision de la justice administrative de déchoir de sa nationalité française un djihadiste franco-marocain. Désormais, pour une partie des centaines de Français qui se battent aux côtés des islamistes au Levant, le retour s’annonce plus difficile. Pour la sécurité de notre France, soyons-en heureux. Il reste à espérer que la justice ira plus loin et pourra retirer leur nationalité également aux djihadistes ne disposant que de la nationalité française. Ils seront apatrides ? La belle affaire ! Ne se réclament-ils pas d’une internationale ? Ils seront exaucés.

Dans le domaine éducatif, il faudrait parfois laisser la parole aux élèves. Ils ont plus de bon sens que certains de leurs éducateurs. C’est des enfants et des adolescents, en effet, que me vient la deuxième bonne nouvelle de ce mois. Le chiffre parle de lui-même, alors que le ministère de l’éducation nationale agit depuis des années dans le sens de la réduction du nombre de redoublements, jugé trop important et trop coûteux, ils sont 69 % de jeunes à se déclarer favorable à son maintien, le jugeant utile pour leur scolarité. Si nous y ajoutons la promesse du Président de la République de ne pas toucher aux notes, voici deux satisfactions en janvier pour l’instruction de nos petites têtes blondes.

En économie, le recul de l’euro, pour l’heure relativement contenu, a permis de relancer nos exportations et ainsi de regonfler quelque peu notre balance commerciale structurellement déficitaire depuis le début des années 2000. Ainsi, d’après le CAE, une diminution de 10 % de l’euro par rapport au dollar permet d’accroître les exportations de 9 % vers les Etats-Unis et de générer 0,8 % de PIB en plus la première année et 1 % en plus l’année suivante. Il ne s’agit là que de prospectives, mais elles semblent assez crédibles pour que les industriels français s’en frottent les mains. En parallèle la chute du prix du pétrole ne fait pas augmenter les prix à la pompe suite à la baisse de l’euro.

Dans le domaine de l’industrie, justement, Alstom vient de décrocher un contrat de 2 milliards d’euros avec la RATP pour le renouvellement du matériel de la régie des transports parisiens. Une bonne nouvelle qui va pouvoir injecter des liquidités dans cette entreprise et lui permettre de conserver 2000 emplois environ. On ne peut que s’en féliciter quand on sait que de nombreuses entreprises de transports en commun, à commencer par la SNCF, avaient privilégié le Canadien Bombardier ces dernières années. Même si la construction se faisait en France, c’était une entreprise étrangère qui raflait la mise.

Une autre nouvelle, qui ne réjouira sans doute pas les banquiers, mais qui me semble intéressante pour les ménages, est le recul historique de l’endettement de ceux-ci. Alors que 52 % des Français étaient endettés en 2008, ils ne sont plus que 46 % à détenir des crédits à la fin de l’année 2014. Le pourcentage de prêts immobiliers est presque resté inchangé, tandis que ce sont les « prêts à la consommation » (véritable machine à créer du surendettement) qui ont considérablement reculé, les Français préférant payer comptant et faire durer leur matériel. Certes, ce comportement est le fruit de la crise et il illustre la morosité des ménages. Mais je veux aussi y voir une évolution positive des modes de consommation vers plus de bon sens, celui de la gestion en bon père de famille qui ne dépense que les deniers qu’il a en caisse. Qu’au moins la crise nous serve à quelque chose…

Dans le domaine de l’économie encore, je suis heureux, chers amis, de vous annoncer la mort, au 1er février, de la tristement célèbre et heureusement éphémère taxe à 75 % sur les hauts revenus.

Vous le voyez, chers amis, ne voyons pas que le verre à moitié vide, observons-en la totalité pour mieux en déduire nos raisons de s’inquiéter, celles de se réjouir et ainsi orienter nos actions de demain.

Charles

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Février

Chers amis,

Comme nous en avons pris l’habitude, j’aimerais revenir avec vous sur ce que la France a vécu ou fait de bien durant ce mois de février. Chaque nouveau mois me renforce dans ma conviction qu’il est de notre devoir de répandre cette flamme d’espérance, alors qu’il est de bon ton, dans tous les cercles, quelles que soient leurs tendances, de brocarder le pays pour toutes les raisons possibles. Du Premier ministre à ses opposants, en passant par les ordres professionnels, les médias et même les mouvements royalistes, il n’est pas un seul groupe qui épargne la France, cultivant une dangereuse sinistrose.

D’abord, j’aimerais vous parler de nos armées. On a beaucoup dit, ces dernières années, que la France laissait tomber les chrétiens d’Orient, qu’elle était sourde à leur appel. On a dit également que notre Etat faisait la politique du pire en armant en sous-main des rebelles syriens proches du djihadisme. Moi-même, j’ai combattu ce silence. Mais à tout seigneur tout honneur, il faut maintenant souligner l’engagement aérien de la France en Irak. Avec les 22 appareils du Charles de Gaulle, les 9 appareils d’Abou Dhabi et les 6 d’Aeraq, ce sont 37 avions engagés, sans oublier des troupes au sol qui, discrètement, guident les tirs. Oui, maintenant notre patrie est présente au Levant pour soutenir Kurdes et Chrétiens dans leur lutte pour la survie. Nous sommes l’un des principaux contributeurs occidentaux à la nouvelle coalition.

Dans le domaine militaire, également, nous ne pouvons que nous féliciter, non seulement du contrat de 5 milliards d’euros signé avec l’Egypte pour la vente d’une frégate, de missiles et de 24 Rafales, mais aussi de la vente de matériels militaires de tous types au Liban, pour une valeur de 3 milliards d’euros, afin de moderniser en profondeur l’appareil de défense libanais. Ces avions, ces canons, ces chars, ces véhicules blindés sont autant d’atouts pour les forces qui, en Orient, se préparent à affronter l’islamisme. Ces ventes d’armes ont également un intérêt direct pour notre pays, elles soutiennent notre industrie de défense, qui est l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois industriels dans le pays et une pépinière d’innovation vitale. L’année 2014 fut un grand cru pour les ventes d’armes de la France. Ce n’est pas très bon signe pour le monde, et 2015 avec ces deux contrats s’annonce comme encore plus faste. Mais au moins est-ce une bonne nouvelle pour notre patrie et notre savoir-faire. C’est au moins ça.

Nous pourrions également penser à propos des socialistes et je m’en réjouis : « Il n’y que les i……… qui ne changent pas d’avis », Le Président François Mitterrand avait fait enlever l’armement lors du salon du Bourget en 1981 et le Président François Hollande est passé maître dans l’art de faire finaliser les contrats de vente d’armement!

Après ces questions de défense nationale, c’est d’économie que je souhaite vous entretenir. La nouvelle est tombée, un parc éolien sera développé en Méditerranée au large des côtes de Provence et du Languedoc. Quatre zones ont été retenues. Les fonds marins étaient trop profonds sur cette partie du littoral, pour planter des éoliennes. Mais grâce à l’expertise acquise ces dernières années, la France a gagné une nouvelle bataille technologique, et pour la première fois les éoliennes en mer seront flottantes. Comme en Normandie et en Bretagne on peut espérer que les commandes d’éoliennes créent des milliers d’emplois dans le Midi. Le projet est porté par EDF et par de nombreuses PME associées au géant français de l’électricité. J’aime rappeler, sur ce sujet, que la France, en 2009, était une nation en retard par rapport à nos voisins du Nord. On aime ou on n’aime pas les éoliennes mais aujourd’hui, nous leur vendons nos éoliennes pour les installer au large de l’Ecosse et du Danemark…

Economie, toujours, avec la chute de l’euro, notre commerce extérieur rebondit, ses produits, moins onéreux, s’exportent mieux et l’importation du pétrole nous coûte moins cher. Je l’avais déjà évoqué il y a quelques temps. Voici les chiffres de l’année écoulée : le déficit de notre balance commerciale a diminué de 32,6 % en 2014.

Enfin, notre Paris s’est affirmé, cette année, comme la troisième ville la plus attractive au monde en termes d’investissements créateurs d’emplois par des firmes étrangères innovantes, juste derrière Londres et Shanghai, d’après un classement établi par la Chambre de commerce et d’industrie de la capitale. A titre de comparaison, la ville occupait la 7e place il y a deux ans. Ce rang de 3e était celui occupé en 2007 et perdu avec la crise. Ce succès s’explique sans peine. Notre métropole occupe une place stratégique sur l’ouest du continent, grâce à notre réseau d’aéroports, d’autoroutes de voies de chemins de fer qui en font un tremplin pour les investissements dans le reste de l’Europe. On doit se réjouir de cette remontée qui fera du bien à notre économie nationale si durement éprouvée depuis ces dernières années.

Gardons l’espoir !

Charles

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Mars

Chers amis,

L’actualité de ce mois de mars fut si riche en nouvelles qu’il m’a été difficile de ne pas vous faire part de mon sentiment sur certaines informations qui ne rentraient pourtant pas dans cette chronique de bonnes nouvelles. C’est pourquoi, exceptionnellement, j’ai décidé de faire de ce recueil d’espérance une revue de presse succincte.

Commençons tout de même par les bonnes nouvelles, et la première d’entre elles nous vient de la défense nationale.

Vous savez, chers amis, quelle importance j’accorde à cette question, car du sort de nos armées dépend celui de notre nation et sa capacité tant à rester souveraine, que celle à assumer les missions de paix sans lesquelles de nombreux pays qui nous font confiance sombreraient dans le chaos.

Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, non seulement les effectifs de la défense nationale ne devraient plus diminuer, mais il est même question des les ré-augmenter. En effet, les armées françaises n’en peuvent plus. Engagées au Sahel et en Centrafrique, maintenant leur présence en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Tchad et à Djibouti, intervenant également au Proche-Orient et continuant d’entretenir une présence permanente au Liban et à Abu Dhabi, désormais présentes massivement sur le sol national dans le cadre du plan vigipirate renforcé sans qu’aucune amélioration de la situation ne puisse être entrevue, nos forces, dans l’état actuel, ne suffisent plus.

Les soldats, épuisés par des missions répétées sans jamais voir leurs familles, payés avec une irrégularité scandaleuse, renouvellent rarement leurs contrats. A cela il faut ajouter les très nombreuses dissolutions de régiments prévues par Nicolas Sarkozy et François Hollande. Celles du  prédécesseur n’étaient pas encore terminées que le nouveau voulait en ajouter une couche, alors que d’après l’état major, il n’y avait déjà plus de quoi assumer toutes les missions.

Au pied du mur, notre Président inconséquent a pris ses responsabilités. Sur les 24 000 postes qui devaient encore être supprimés, 18 000 devraient être maintenus, essentiellement dans l’armée de terre. Reste à effectuer les arbitrages budgétaires nécessaires pour financer ces maintiens de forces et l’augmentation des unités de soutien. En outre, on parle sérieusement, à l’état major, de ré-augmenter le nombre d’hommes, pour alléger le fardeau commun.

Le problème du matériel demeure entier, quant à lui, et notamment dans la Marine qui n’est plus en mesure de surveiller notre immense ZEE, plus vaste que l’Europe occidentale. Mais ne boudons pas notre plaisir face à cette première bonne nouvelle, qui en laisse sans doute augurer d’autres. Certes, ce n’est pas signe de paix pour le monde, mais c’est signe d’un timide redressement pour notre outil de défense.

En économie, puisque nous parlions de la crise de l’agro-alimentaire breton l’an dernier, avec le mouvement des bonnets rouges, je suis heureux de vous faire part de l’expansion du groupe Brioche dorée, originaire de notre Bretagne et qui, après une implantation réussie aux Etats-Unis et en Asie, ces dernières années, s’apprête à acheter les 340 enseignes du groupe allemand Kamps. Cela permettra de rééquilibrer le groupe en Europe, car ces dernières années furent très américaines. En outre, chaque réussite étrangère se traduit par un réinvestissement de capital en France, avec l’ouverture de nouveaux magasins et des créations de postes. Réjouissons-nous en, ce n’est pas seulement notre tradition culinaire qui s’exporte, ce sont des capitaux qui nous reviennent.

Dans le domaine de l’environnement, la protection de notre littoral progresse, avec l’ouverture le 4 avril du septième parc naturel marin, cette fois des Pertuis charentais à l’estuaire de la Gironde.  Ces parcs sont des outils complets ; la pêche et la plaisance y sont maintenus, mais sous contrainte, avec en retour des labels de qualité pour la pêche qui devraient séduire sans doute une clientèle avide de produits garantis éco-responsables. Le tourisme devrait également se développer dans cette région, mais cette fois sans porter préjudice à la beauté de nos côtes.

Passons aux nouvelles grises et retenons-en une, celle de la défaite de l’actuelle majorité lors des élections départementales. Je me réjouis de voir s’effondrer le crédit politique et la capacité de nuisance de ces gens qui ont largement contribué à notre ruine depuis tant d’années. Surtout je me félicite de voir l’influence du Trotskisme reculer un peu plus en France. Ayant perdu l’Allier, ils ne tiennent plus que le Val de Marne grâce à leurs alliés socialistes. Un dernier coup de boutoir et ils disparaîtront.

Mais en me réjouissant de la défaite de ceux qui sont devenus pour notre patrie des adversaires, je conserve un goût d’amertume sur les lèvres, car de ce scrutin on ne sait pas très bien qui est sorti vainqueur, avec une UMP-UDI divisée et qui sans les nombreux candidats divers droite et sans étiquette ne pourrait pas gouverner autant de départements ; avec un Front national qui vient de montrer à son corps défendant que face à lui, l’UMP préférait l’alliance avec le PS… Mais qui sont ces gens qui préfèrent s’allier avec leurs ennemis ?

Par ailleurs, si j’espère le départ des socialistes, je n’ai qu’une espérance modérée, pour l’instant, en leurs probables successeurs, qui montrèrent leurs talents entre 2007 et 2012, sans parler de la période 2002-2007…

C’est une nouvelle mi-figue mi-raisin, en somme, mais que je ne pouvais pas ne pas mentionner.

Enfin, j’aimerais revenir avec vous sur l’affaire de l’affiche du concert « Les prêtres », censurée par la régie publicitaire Métrobus sur les panneaux d’affichages de la RATP. Je joins ma voix à celle du Président du Sénat, Gérard Larcher, et à celles des évêques et prêtres, mais aussi des journalistes et des simples hommes de la rue qui ont condamné cette censure inique. En effet, au nom de quelle laïcité censurer une affiche de concert parce qu’elle soutient les chrétiens d’Orient ? Faudra-t-il désormais interdire les affiches de produits casher, et celles de produits hallal ? Devra-t-on empêcher la Caritas de mener sa campagne annuelle ? Que ferons-nous des affiches de la fondation abbé Pierre, du CCFD et des petits frères des pauvres ? Tout cela est grotesque !

La RATP a voulu ensuite invoquer le devoir de neutralité dans un conflit. Mais lorsqu’au début des années 2000 on voyait des affiches, dans le métro, en faveur des petites jeunes filles afghanes intégralement voilées, la RATP ne prenait-elle pas parti dans une guerre en cours entre les Talibans et l’Alliance du Nord ? La loi n’a pas changé depuis ! Enfin, aujourd’hui, n’est-il pas scandaleux de mettre sur le même pied les victimes et les bourreaux au nom de la neutralité ?

Pour expliquer le geste de la régie Métrobus, on a invoqué un laïcisme fanatique et l’antichristianisme. Je ne le crois pas.

La raison de cette censure est certainement bien plus basse, plus méprisable et vulgaire ; c’est la lâcheté ! Par crainte du conflit avec certains usagers de confession musulmane, par peur des dégradations de matériels, la RATP a préféré censurer les innocents. Cette lâcheté est doublement ignoble ; d’une part parce qu’elle condamne les faibles et donne raison aux sauvages ; d’autre part parce qu’elle se fonde sur des désordres qui n’auraient sans doute pas eu lieu si les affiches avaient été placardées telles qu’elles. Ils ont préféré prévenir que guérir, et voici que les pierres du métro leur retombent sur la tête.

La nouvelle est noire, mais sa conclusion pourrait bien être blanche. Espérons !

En attendant le dénouement de cette histoire, je vous souhaite à tous, chers amis, un joyeux et beau temps de Pâques.

Charles

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Avril

Chers amis,

Contrairement aux apparences, le mois d’avril qui vient de s’achever fut fécond en bonnes nouvelles pour notre France. En voici quelques-unes qui, tant dans le domaine politique qu’économique me semblent essentielles à retenir.

La première bonne nouvelle vient du front de la défense, où, cela n’aura échappé à personne, le Président de la République vient d’annoncer une augmentation des crédits de la défense de 3,9 milliards d’euros à l’horizon 2019 et le maintien des crédits actuels en 2015. C’est un thème que nous avions déjà abordé et où nous préconisions, avec plus de hardiesse, il est vrai, la voie maintenant suivie par le gouvernement. Ainsi, toutes les diminutions budgétaires prévues sont annulées. Évidemment, ce n’est qu’une demie-victoire, puisque ces milliards il les faudrait tout de suite. En outre, il apparaît désormais de façon certaine que la baisse des effectifs de l’armée va continuer mais sera moins importante que prévue. Sur les 35 000 postes qui devaient être supprimés, 18 000 seront maintenus. C’est mieux que rien… Ce sont toujours quelques régiments de sauvés. Espérons que ce ralentissement de la chute soit le prélude d’une prise de conscience de l’urgence des besoins militaires de la France.

Une seconde bonne nouvelle permet d’y croire. En effet, suite aux événements qui avaient suivi les attentats du 7 janvier de cette année, le Président de la République et le Premier ministre avaient annoncé la création d’un service civique. 70 000 postes devraient être créés, pour le tissu associatif essentiellement. Initialement, la défense nationale devait être écartée de ce processus, malgré les appels de plusieurs personnalités politiques à ré-activer le service militaire, dont je rappelle qu’il  n’est que suspendu depuis 1996 et non aboli. Heureusement, la valeur sociale de nos armées et l’importance des besoins de défense ont eu raison du préjugé antimilitariste de nos gouvernants. Le service militaire adapté, qui encadre chaque année 5600 jeunes sans diplômes ni qualifications en Outre-Mer et leur offre une formation militaire et une formation professionnelle, va être implanté en métropole où il concernera un peu plus de 1000 jeunes, suivant les mêmes critères, sur sept sites. Outre la possibilité d’acquérir une formation, souvent dans l’artisanat ou les métiers ouvriers, ce service donne chaque année les bases de l’expérience militaire à des jeunes français. Il est heureux qu’il soit désormais élargi à la métropole. Les premières bases devraient ouvrir en 2016. Ce pas vers un retour du militaire en métropole et du rôle social de l’armée est de bon augure.

Il faut dire que les nuages s’amoncelant sur nos têtes, il y a urgence. Là aussi, certains de nos politiques semblent en prendre conscience, comme l’a montré récemment Xavier Bertrand, ancien ministre et cadre de l’UMP, qui face aux migrants clandestins préconise le blocus des côtes libyennes. Il y a peu de chances qu’il soit écouté, mais sa déclaration dénote d’un déliement des langues tout à fait inédit. Pourvu que celui-ci continue jusqu’à ce que les esprits soient assez libres pour passer à l’acte. Les 500 000 exemplaires vendus du Suicide français d’Eric Zemmour et les 500 000 autres exemplaires vendus de Soumission, de Michel Houellebecq me poussent à croire que nous sommes sur le bon chemin pour l’ouverture des esprits. (N’oublions pas qu’un livre acheté par un particulier est lu en moyenne par trois personnes autour de lui, ce qui ferait quatre millions de lecteurs pour ces deux ouvrages.)

Si la France ouvre les yeux en politique, on doit aussi noter en économie des événements tout à fait intéressants.

Dans l’industrie de l’armement, avec l’annonce de la vente de 24 avions rafales au Qatar, je note avec vous, chers amis, un véritable effet de mimétisme des pays qui, désormais souhaitent s’équiper Français, cet appareil ayant fait ses preuves visiblement. Alors que l’on croyait la production de cet avion vouée à disparaître par lente extinction, la voici relancée, pour le plus grand bénéfice de l’emploi industriel français, mais aussi de la recherche aéronautique.

Par ailleurs, si nos PME et PMI souffrent, on peut au moins se réjouir des performances de nos grands groupes. Ce sont autant de milliards rapportés à la France et à des actionnaires français, autant de prestige pour notre drapeau et d’influence pour notre patrie dans le monde.

Ainsi, le transporteur maritime CMA-CGM, troisième groupe européen dans le domaine du transport maritime et des porte-containers vient de racheter l’Indien LCL logistix, leader du même secteur en Inde. Nous parlons souvent du rachat de firmes françaises par des étrangers. Nous pensons à Arcelor repris par Mittal. Sachons voir aussi la réciproque à notre profit.

Dans le même domaine, le groupe de conseil et de services informatiques Capgemini a acheté l’Américain Igate pour une somme de 3,6 milliards d’euros. Igate est présent sur le sol américain et en Inde, où la France renforce donc sa présence économique, après que Capgemini y ait déjà acheté le groupe informatique Kambay en 2007.

Enfin, puisqu’il s’agit d’entreprises, je vous livre les résultats d’un sondage tombé le lendemain de la fête du travail et révélant que si seuls 33 % des Français ont une opinion favorable sur les syndicats, ils sont 53 % à avoir une bonne image du patronat, soit 41 % des sympathisants de gauche et 66 % de ceux de droite.

Dans un pays où les médias de grande diffusion dénoncent les entrepreneurs à la vindicte commune et vilipendent les supposés riches comme autant de possesseurs de biens mal acquis, on peut noter cette belle victoire du bon sens, qui montre que dans les profondeurs de la nation, derrière le paravent télévisé ou radiophonique, il y a une réelle affection ou admiration pour ceux qui mouillent leur chemise afin que l’économie française aille de l’avant.

Quant aux syndicats, je déplore ce résultat, qui montre l’échec d’un modèle de défense des salariés qui pourtant fait ses preuves dans tous les autres États d’Europe. Mais justement, ces très mauvais chiffres devraient les inciter à revoir leurs pratiques vers moins de dogmatisme et plus de clairvoyance quant aux intérêts réels de ceux qu’ils protègent. Surtout, notre rêve serait qu’enfin patronat et salariat marche main dans la main, pour l’emploi et la prospérité de tous. Si ces chiffres pouvaient y contribuer, ce serait une immense victoire.

Le mois s’est achevé, vous le voyez, chers amis, avec de belles promesses pour l’avenir. Ce sont autant de revigorantes rasades pour mieux affronter la bourrasque du quotidien, parfois si déprimante.

En route !

Charles

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Mai

Chers amis,

Une fois encore, le nombre de chômeurs a augmenté. Ce n’est plus avec une paire de jumelles que le Président de la République anticipe la reprise, mais avec un télescope, tant celle-ci semble s’éloigner de nous. Depuis le début de son mandat, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de plus d’un million. Pendant ce temps, grâce à des réformes énergiques, nos voisins britanniques, allemands, espagnols et italiens, soit se relèvent soit amortissent les chocs d’une crise mondiale qui n’en finit pas.

Chez nous, la réformette est le pendant de la réformite. Ce n’est pas une grande surprise.

Cependant, loin de l’État, venu des profondeurs de la nation, tout un peuple continue de se battre pour vivre et croître. C’est à lui que ces bonnes nouvelles rendent hommage.

En ce mois de mai, trois annonces de beaux combats sont tombées :

– Dans le monde rural, la FNSEA vient de déposer sur le bureau du Premier ministre un recueil de dix-huit propositions pour relancer l’emploi paysan français. Cette synthèse est le fruit des travaux conjoints des entreprises agricoles, des exploitants indépendants et de leurs représentants. Elles reposent sur deux principes ; accroître la rentabilité des exploitations et promouvoir l’attractivité du monde rural. Pour cela, pas de secret, la FNSEA propose d’alléger les charges pesant sur l’emploi saisonnier agricole, plus onéreux de 30 % à 70 % que ses voisins européens pour le même type de  main d’œuvre. Par exemple, les cotisations familiales ne seraient plus prélevées sur les salaires mais financées par l’impôt. De la même manière, les crédits d’impôts octroyés aux entreprises agricoles seraient étendus dans l’avenir aux 500 000 exploitants indépendants que compte encore le pays. La route est encore longue, mais cette action et l’ampleur politique qu’elle prend montre que les acteurs ruraux ont enfin réussi à faire sentir à l’État que pour que la France vive, il fallait lui ressusciter ses paysans.

– Toujours dans le domaine agricole, mais cette fois maritime, les moules de Charente et de Vendée pourront désormais disposer du fameux indicateur de qualité Label rouge. Absurde ? Pas du tout ! Pour nos exploitants français c’est un atout majeur afin de résister à la concurrence étrangère, non seulement pour reconquérir le marché français, mais aussi pour exporter. Enfin, on le dit peu, mais chaque année, des dizaines de milliers de tonnes de moules sont importées du monde entier, au détriment des producteurs français. Ce genre d’activité, pourtant, est nécessaire à notre patrie. C’est à la fois un pourvoyeur d’emploi et un élément de notre patrimoine culinaire, mais également un outil de la maîtrise et de l’entretien de nos littoraux. L’octroi de ce label est le fruit des efforts des exploitants. Honneur à eux !

– Enfin, l’indication géographique, jusque-là réservée aux produits alimentaires, sera bientôt élargie aux produits manufacturés, à la demande des entreprises. Nous connaissons tous nos couteaux Laguiole, nos verres de Saint-Louis, notre granit breton, nos bérets basques, nos dentelles de Calais ou nos parapluies d’Aurillac. Eh bien ! Jusqu’à présent, dans la plus totale impunité, des firmes étrangères sans scrupule leur menaient une rude concurrence en usurpant leurs noms. La possibilité de faire figurer une indication géographique labellisée préservera ces produits de nos terroirs industriels de la concurrence déloyale, mais en outre, sera un avantage à l’exportation. Ainsi, le marché chinois, friand de produits français authentifiés, est une porte d’exportation toute trouvée pour ces groupes.

Ce qui est bon pour la France se passe parfois hors de France, nous le savons. Ainsi, en Côte d’Ivoire, pour la première fois, ouvrent des usines de fabrication de chocolat. Le pays étant le premier producteur mondial de cacao, on imagine volontiers l’intérêt qu’il y a à produire le chocolat sur place, notamment en termes d’économies d’échelle. Dans un contexte de renchérissement de ce produit à cause de la forte croissance de la demande chinoise, ce ne peut être, pour l’équilibre du secteur, qu’une très bonne nouvelle, dont le maître d’œuvre est le chocolatier français Cémoi.

Enfin, tout n’est pas qu’économie, et je souhaite terminer ce recueil de bonnes nouvelles par deux faits de société appelés, me semble-t-il, à modifier significativement nos vies dans les années à venir :

D’une part, pour la première fois dans l’histoire de France, le droit d’association vient d’être donné aux militaires. Que les esprits chagrins se calment, l’affaire a été bien verrouillée par le législateur, et les syndicats demeureront interdits dans l’armée. Mais le droit d’association va permettre à nos soldats, espérons-le, de se faire entendre sur la baisse de leurs effectifs, la dégradation de leur matériel ou les retards de solde dont ils sont toujours victimes. Enfin, peut-être, les questions de défense auront-elles voix au chapitre dans notre beau pays. Il est grand temps…

Enfin, j’ai remarqué comme vous tous, il y a quelques semaines, les déclarations du maire de Béziers, Robert Ménard, sur les statistiques réalisées à partir des patronymes d’élèves, lui permettant de mieux évaluer la composition religieuse et ethnique des écoles de sa commune, pour adapter les politiques de la mairie en fonction de ces situations. Nous avons bien vu le tonnerre de hauts cris que l’utilisation de statistiques religieuses et ethniques a soulevé. Mais ce que l’on a moins vu, c’est que le soufflet est maintenant tout à fait retombé, tandis que M. Ménard continue ses listes. On peut s’en féliciter car c’est un point majeur qui vient d’être marqué pour la liberté d’expression et la fin de ces grotesques tabous sur la composition religieuse et ethnique de la population française. Ce sont des données nécessaires au bon gouvernement du pays, et on ne voit pas quelle crainte malsaine devrait nécessiter de les cacher. La France de 2015 n’est pas celle de 1943, puisqu’il s’agit prétexte souvent invoqué.

Vous le voyez, chers amis, le navire tangue, mais il avance toujours. Alors disons ensemble : Vive la France !

Charles

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