La nation française, nation universelle ?


(Fondation de Québec par Samuel de Champlain. Louis-Ambroise Garneray, 1848)

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique, que votre serviteur vous invite à soutenir.

C’est par la première messe célébrée au Canada, en présence de Champlain le 24 juin 1615 sur le bord de la rivière des Prairies, que naquit l’empire colonial français… et la francophonie.

LE 24 JUIN 1615, une poignée de Français dont Samuel de Champlain, entourés d’Indiens admiratifs, entendait la messe d’action de grâce dite par les pères Jamet et Le Caron. Ce fut la première messe sur le site de Montréal, île vierge du fleuve Saint-Laurent. Fraîchement défrichée par les Français pour y faciliter le commerce avec les tribus d’Algonquins et de Hurons, ce lieu stratégique établissait la jonction entre les rivières de l’intérieur et l’estuaire vers la mer. Lire la suite

A bas les déclinistes !

(Tintin en Amérique)

Faut-il s’étonner de ce que la France soit l’un des tous premiers consommateurs d’anxiolytiques au monde lorsque nous lisons les unes de nos journaux ou de nos sites d’information ?

Votre serviteur ne vous fera rien découvrir en vous rappelant que les médias d’information consacrent presque systématiquement leur une à des nouvelles inquiétantes voire catastrophiques. Certains médias dits de ré-information se sont fait des professionnels de la reprise de nouvelles angoissantes.

Si notre pays était la parfaite photographie de ce qui est rapporté dans ces journaux, sur ces radios ou ces sites, nous serions vraisemblablement déjà tous morts.

Entendons-nous bien, les nouvelles retransmises sont véridiques, et souvent, même, en deçà de la vérité. Par exemple, dans le domaine de la délinquance, de l’immigration clandestine, ou dans celui du déficit public et de la banqueroute programmée des caisses sociales, les médias même prétendument ré-informateurs sont loin de maîtriser toute l’ampleur désastreuse des phénomènes en cours.

Mais le mensonge est ailleurs, il est par omission.

En effet, si ces mauvaises nouvelles sont exactes, elles ne sont pas les seules. Au quotidien dans notre pays, des hommes issus de la société civile, des fonctionnaires consciencieux, des familles courageuses innovent et entreprennent. C’est par eux que la France tient bon, encore et toujours.  La véritable information consisterait à présenter avec le même intérêt mauvaises et bonnes nouvelles ; la France qui souffre et celle qui se bat.
Notre Etat est entré en déclin depuis la fin des Trente glorieuses, et pourtant, malgré l’absence de réformes structurelles, nous sommes toujours l’une des toutes premières puissances du monde. Cette prospérité ne tombe pas du ciel…

A défaut de média alternatif, votre serviteur vous renvoie vers la chronique mensuelle du Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme sur le site Vexilla Galliae, consacrée aux bonnes nouvelles de la vie française et il ne saurait trop vous inciter à diffuser autour de vous cette bouffée d’air frais.

Nous entrons dans la période des mariages, des ordinations, des premières communions, des professions de foi et des confirmations, qui sont autant de signes d’espérance pour l’avenir.

L’espérance n’est pas un opium, elle est fondée sur des signes concrets.

Pour vous donner un peu de baume au cœur, lisez les nouvelles de ces derniers mois : Lire la suite

Waterloo : La France sauvée par Wellington ?


(Les lanciers rouges contre les carrés britanniques à Waterloo, Alphonse Lalauze)

Cet article a été initialement publié sur l’excellent site de Liberté politique, à visiter et soutenir

UNE LOURDE BERLINE roulait à vive allure sur la route de Bruxelles à Paris, tandis que descendait le soleil sur la plaine ensanglantée de Waterloo. L’Empereur qui avait fait trembler l’Europe pendant plus de quinze ans ne voyait même pas, sur le bord du chemin, la foule des soldats débandés qui refluait, dans le plus grand désordre, vers le sol de la patrie. Ce n’étaient partout qu’uniformes déchirés, armes jetées dans le fossé, visages poudreux et boueux maculés de sang.

Sur le champ de bataille les paysans belges brûlaient les cadavres détroussés, tandis que les régiments victorieux de Blücher et de Wellington avançaient à pas mesurés à la poursuite des armées françaises.

À quelques lieues de là, à Gand, dans la petite cour exilée de Louis XVIII, on attendait dans l’angoisse le résultat de la bataille, les voitures attelées, les malles fermées, prêt à rentrer en France ou à fuir vers un nouvel asile. Lire la suite