Programmes d’histoire : la descente aux enfers de la déconstruction

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Les réformes des programmes d’histoire au collège se suivent et se ressemblent, accélérant la déconstruction, selon la logique des thèmes, idéologiquement sélectionnés. Professeur d’histoire, l’auteur explique comment, « en France, c’est une vieille mode que d’utiliser l’histoire à des fins politiques ».

DÈS LEUR ANNONCE, les projets de nouveaux programmes d’histoire et de géographie au collège n’ont pas cessé de susciter la polémique dans l’opposition conservatrice et libérale, mais également à gauche.

On accuse le ministre de l’Éducation nationale de vouloir brader l’histoire, de détruire la chronologie, de préparer une génération d’incultes privés d’identité nationale, de minorer les hauts faits du passé de la France pour mettre en avant les « heures sombres » prétextes à l’auto-flagellation. Enfin, on l’accuse d’abîmer la jeunesse par pure idéologie. Le ministre dénonce l’exagération et présente le retour de la chronologie dans une histoire jadis enseignée sous des angles excessivement thématiques au détriment de la logique des époques. Qu’en est-il vraiment ? Lire la suite

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Génocide arménien : comment la chrétienté orientale résiste depuis l’hégire

Le général Allenby et ses troupes entrent dans Jérusalem.
(Le général anglais Allenby entre dans Jérusalem, délivrée des Ottomans, par la porte de Jaffa. La ville fut emportée en une seule et vigoureuse charge de cavalerie.)

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Alors que nous célébrons le centenaire du génocide arménien, qui vit mourir les trois quarts de la communauté arménienne de l’Empire ottoman, soit environ 1 500 000 personnes, la petite Arménie tient bon, sous l’aile protectrice de la Russie, coincée entre la Turquie et l’Azerbaïdjan, forte d’un peu plus de 3 000 000 de citoyens. Elle est la preuve que contre vents et marées, la chrétienté orientale résiste et porte en elle, malgré son incapacité à répandre l’Évangile, une incroyable vitalité.

C’est un signe fort en ces temps de persécutions redoublées en Orient contre les chrétiens, nous faisant craindre à juste titre leur extinction en Syrie, en Irak et pourquoi pas au Liban.

Ce qui est arrivé aux Arméniens au xxe siècle est en réalité un cas d’école spécialement éloquent et atroce du long martyre et de la magnifique ténacité des disciples de Jésus-Christ en terre d’islam depuis l’hégire. La chrétienté orientale, un phénix ? Lire la suite

8 mai 1945 : Adieu vieille Europe !

(Keitel signe la capitulation allemande)

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Le récit est connu ; le 9 mai 1945 à minuit et un quart, à Berlin, l’Allemagne nazie capitulait devant les quatre grands vainqueurs de la guerre, les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni et la France, marquant d’une fin heureuse le plus abominable conflit de l’histoire européenne. La réalité est légèrement différente et plus forte de symboles.

EN VERITE, cette capitulation s’est déroulée en deux actes, qui ensemble illustrent l’enterrement de dernière classe du monde ancien et portent sur les fonts baptismaux ce monde nouveau si fragile qu’il doute déjà de lui-même en ce jour de son soixante-dixième anniversaire. Lire la suite

L’édit de Nantes, une exception française


(L’entrée d’Henri IV dans Paris, François Gérard, 1817, Musée des Beaux Arts de la ville de Chartres)

 

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Les 13 et 30 avril 1598, le roi Henri IV promulguait à Nantes l’édit et les brevets de pacification qui mirent un point final aux guerres de religion qui déchiraient la France depuis la fin du règne d’Henri II en 1559. L’accord illustrait une particularité européenne, conjuguant pacification religieuse, unité nationale et affirmation catholique. Lire la suite