La faute de Paul Moreira

Il n’est pas dans les habitudes de votre serviteur de faire de la revue de presse. Mais plusieurs internautes ont parfaitement réglé ce scandale. C’est pourquoi je me permets de reproduire ici leurs propos.

Que s’est-il passé ? Un journaliste de télévision, M. Paul Moreira, souhaitant répondre à Eric Zemmour accusant le Coran d’être truffé d’appels au meurtre, s’est livré, disait-il, à une lecture rapide de la Bible où il n’aurait pas trouvé mieux, et notamment deux appels à l’égorgement dans la bouche même de Jésus Christ. Tempête et tonnerre se sont déchaînés hier chez certains catholiques contre l’affirmation hasardeuse de M. Moreira. Notamment, M. Daniel Hamiche, sur son site christianophobie.fr a appelé à écrire au dit Moreira pour exiger des explications.
L’échange qui va suivre ayant été publié en commentaires après les articles du site de M. Hamiche, il nous a semblé utile de les reproduire pour deux raisons :
– Ils répondent parfaitement à la polémique et présentent toutes les thèses en opposition.
– Personne ne lit les commentaires au bas des articles, or c’est, dans le cas présent, là qu’on trouve le plus intéressant.

Voici d’abord l’article initial de Daniel Hamiche, publié hier dans l’après midi :
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« Plusieurs lecteurs ulcérés me l’ont signalé, mais l’un d’entre eux (merci L. D. !) a réussi à faire et à mettre en ligne un extrait de la vidéo du Grand(sic !) Journal d’hier au soir, lundi 20 avril, sur Canal+ où l’on peut voir et entendre le sieur Paul Moreira, journaliste et fondateur de l’agence Premières Lignes, oser affirmer, sans même être interpellé par la bande d’énergumènes réunis sur le plateau, que dans le Nouveau Testament,Jésus appelle, « deux fois » (sic !), à « couper la tête de ceux qui ne croient pas en lui » ! Alors, Paul Moreira : ignare ou franche canaille ! »  (lien)

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Suite à un deuxième article, voici la réponse, en commentaire, de M. Moreira :

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Monsieur Daniel Hamiche,

Vous me demandez d’étayer mes déclarations faites sur Canal Plus au sujet de deux appels à la violence trouvés dans le nouveau testament.
Je le fais bien volontiers et puis les heures passent et vous ne publiez rien… Donc, je vous envoie ça en commentaire, à toutes fins utiles.
D’abord vous expliquer le cadre de cette citation.

Pour mon film « Danse avec le FN », je réalisais une enquête sur les influences idéologiques des électeurs du FN. Et je suis tombé sur une déclaration de Eric Zemmour, à la télévision, qui affirme qu’il y a un appel à l’assassinat des juifs et des chrétiens « à chaque page » du Coran, et j’insiste sur « à chaque page », car c’est cette exagération qui m’a décidé à réaliser cette petite séquence.
J’ai trouvé édifiante l’idée d’une comparaison parce qu’Eric Zemmour poursuivait en exonérant totalement la Bible, ancien et nouveau testaments, de toute violence.
La seule personne qu’on veuille exterminer, dit-il, est Amalek, le diable.

L’affirmation revenait à faire passer le Coran pour une sorte de Mein Kampf religieux. De quoi regarder votre voisin de bureau musulman de travers…

Je voulais, de manière légère, poser cette question iconoclaste :
Le Coran ne manque pas de sourates meurtrières. Mais la Bible en est-elle dépourvue ?

J’ai choisi d’illustrer ces propos en soumettant les deux livres à un « test comparatif ». Je cherchais, comme je l’indiquais dans le commentaire les passages incitant à la violence et au meurtre.
J’ai surtout souligné les passages issus de l’ancien testament. Les appels à la lapidation, les villes entières passées au fil de l’épée. Ce qu’on trouve en quantités massives dans le Livre de Joshué, le Lévitique, etc… J’ai compté onze passages directs mais sans doute, le chiffre augmenterait un peu si on voulait pinailler.

Pour tout vous dire, j’étais convaincu que le nouveau testament était totalement exempt d’appels à la violence.
Or, au cours de ces recherches, j’ai été étonné de découvrir qu’il en existe deux.
Emanant de Jésus.

Je ne vous cache pas que je n’ai pas une culture religieuse très étendue. Je me suis donc largement appuyé sur le travail de spécialistes qui travaillent sur la question de la violence dans la Bible. Thomas Roemer, Yves I-Bing Cheng, entre autres…

Maintenant rentrons dans les détails factuels.

Sur le plateau du Grand Journal, j’ai parlé de « Jésus qui deux fois dans la Bible appelle à couper la tête de ceux qui ne croient pas en lui « .
En fait, il appelle à l’égorgement. Ce n’est pas tout à fait pareil, je vous le concède bien volontiers, sauf peut-être pour celui qui est face au couteau…
Le passage que j’évoque dans le film est celui de la parabole des Mines dans Luc. Jésus utilisait les paraboles pour faire passer son message plus efficacement. Dans cette parabole, Jésus prend les traits d’un « homme de haute naissance » qui part chercher l’autorité royale (je crois qu’il se trouve lui même au pied de Jérusalem et son avenir proche est incertain, il veut donc faire comprendre à ceux qui l’écoutent de quoi sera fait le futur). Quand cet homme revient après une absence, enfin investi de l’autorité royale, c’est l’heure de régler ses comptes. Récompenser les fidèles et punir ceux qui lui ont tourné le dos. Il termine la parabole en laissant l’homme de haute naissance donner ce commandement : «Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je règne sur eux : amenez-les ici et égorgez-les devant moi».
Et ayant terminé de raconter son histoire, Jésus part vers Jérusalem.
A bon entendeur, salut.
C’est cet unique exemple tiré du nouveau testament que j’ai cité dans le film.

Pour le second exemple, c’est dans Mathieu (23-13 à 23-39), il ne s’agit pas spécifiquement d’un « coupage de tête » mais plutôt d’un appel au meurtre collectif (qui peut le plus peut le moins).

Il s’agit de l’épisode où Jésus s’attaque aux Pharisiens et aux Scribes avec une extrême violence :
« Serpents ! race de vipères ! Comment pourrez-vous échapper au jugement de l’Enfer ? C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, et des sages, et des scribes ; il en est que vous ferez mourir et que vous crucifierez ; et il en est que vous fouetterez dans vos synagogues et que vous chasserez de ville en ville ; afin que vienne sur vous tout le sang juste répandu sur la terre. »

Je comprends ces lignes comme un appel à la vengeance contre le groupe des Pharisiens. Le sang de leurs méfaits retombera sur cette « race de vipères ». Dans l’histoire, il est un trait qui revient régulièrement : transformer les hommes en animaux et invoquer le sang est le prologue des grands massacres.

C’étaient les deux exemples qui me paraissaient les plus clairs et les plus effrayants. Mais il y en avait d’autres. Le Coran ou l’Ancien Testament en sont aussi truffés. Ce sont des exemples qui reposent sur la colère de Dieu.

Ainsi il pouvait arriver que Jésus menace des flammes de l’enfer ses propres disciples (Mattieu 10 : 28) : « Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne (l’enfer); oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre. »
Il pouvait aussi menacer d’anéantissement les villes qui n’avaient pas suivi ses enseignements:
« Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties. Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous. Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.
Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi. » – Matthieu 11 : 21-24
Sachant que la Sodome biblique a été détruite par une pluie de feu et de souffre… Là encore, le sens de la parabole et de la comparaison étaient destinées à créer une menace et la peur de la mort.

Ceci étant dit, même un profane comme moi, n’ignore pas que le message du Christ est nettement plus pacifique que celui du Coran ou de l’Ancien Testament.

Je voulais juste sortir d’une vision binaire qui essentialise l’Islam comme le mal absolu. Juifs et chrétiens ont aussi un texte qui peut être lu dans la violence et ils choisissent pour la plupart de ne pas le faire. C’est ce que l’on peut nous souhaiter à tous, non ?…

Enfin, à mon tour de vous poser une petite question : est ce que vous, ça vous choque d’entendre qu’il y a un appel au meurtre des juifs et des chrétiens à chaque page du Coran ?

J’espère que vous traiterez ma réponse sans la couper ou la contrefaire.

Paul Moreira

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Voici enfin la réponse tout à fait juste et intéressante de deux internautes plus pondérés que leurs acolytes.

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Réponse 1 : (Michel)

Monsieur Paul Moreira,

Vous posez très exactement le vrai problème à mon sens, qui est celui de la lecture et de la compréhension que nous faisons de nos textes sacrés.
Il y a certes des appels au meurtre aussi dans la Bible (dans l’AT), et peu importe leur nombre comparé à ceux du Coran, mais juifs et chrétiens ont appris à faire une exégèse historico-critique de leur livre saint qu’ils considèrent comme un livre inspiré certes mais écrit par des hommes et non comme une « dictée céleste ».
Le problème avec l’Islam, c’est que l’école qui a prévalu considère le Coran comme « la parole de Dieu incréée descendue du ciel sous une forme parfaite et dans une pure langue arabe ».
Tant que les musulmans feront une lecture fondamentaliste de leur livre saint, tant qu’ils considèreront leur livre saint comme une « dictée céleste » et comme un « Coran incréé », cela pourra hélas justifier les pires horreurs.
Il est urgent que les autorités musulmanes renoncent à cette lecture et acceptent d’interpréter leur livre saint à la lumière de la raison et du contexte historique. Cela avait été tenté par les mutazilites aux VIIIème-IXème siècles, mais ils ont été balayés…

Pour ce qui est du NT, vous faites un « raccourci » pour le moins rapide à partir de Luc 19, 27 dans la parabole des mines ou des talents : « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi. »
Dans le texte parallèle en Matthieu 25, 30, il est écrit : « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieurs ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Ce passage précède immédiatement chez Matthieu la parabole du Jugement dernier et chez Luc l’entrée messianique à Jérusalem.
C’est dans ce contexte qu’il faut lire la parabole des mines ou des talents, qui n’est en aucun cas un appel au meurtre par Jésus, mais bien une évocation de ce jugement dernier.

Quant au deuxième texte que vous invoquez, Mathieu (23-13 à 23-39), comprendre ces lignes comme un appel à la vengeance contre le groupe des Pharisiens est un grave contresens car il s’agit là aussi d’un sévère avertissement aux pharisiens sur le jugement encouru par ceux qui répandent un sang juste sur la terre.

Dans les deux cas, aucun appel au meurtre, mais une évocation eschatologique du Jugement dernier.

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Réponse 2 (Tom)

Mr Moreira, bonjour.

Je n’ai rien à voir avec Daniel Hamiche et je ne fréquente pas ce site habituellement, mais si vous êtes bien celui que vous prétendez être, je vais essayer de répondre aux points que vous soulevez.

Éric Zemmour fait probablement référence à Amalek, chef de la tribu des Amalekites, décrite dans l’Ancien Testament comme l’ennemi juré d’Israël. La Bible appelle à leur défaite et donc à leur extermination. L’argument plus général de Zemmour, c’est que l’Ancien Testament contient des descriptions de violences commises à l’égard d’individus ou de peuplades précises, comme les Cananéens ou les Hittites.Des peuplades disparues depuis belle lurette, ce qui rend plus difficile de justifier aujourd’hui la violence contre autrui à l’aide de ces écrits.

Les experts biblistes ou islamologues font la distinction entre la violence « descriptive » de la Bible et la violence « prescriptive » du Coran. Dans la Bible, on décrit des épisodes sanglants et des génocides, mais il ne s’agit que de les relater. Il ne s’agit pas de décrire le massacre de tous les non-Juifs comme le devoir du croyant.

A l’inverse, quand le Coran contient des appels à la violence, ils sont beaucoup moins circonstanciés. Dieu (rappelons que selon les musulmans, c’est Dieu qui est l’auteur du Coran) appelle ses fidèles à « tuer l’infidèle » s’il refuse de se convertir. Le djihad devient un devoir du croyant, et n’est pas limité dans le temps ou dans l’espace. On comprend alors pourquoi il n’est pas très compliqué à un terroriste islamiste d’aujourd’hui de justifier ses actes en citant le Coran.

Maintenant, en ce qui concerne le nouveau Testament.

Vous reconnaissez vous-même que ce n’est pas Jésus qui prononce l’appel au meurtre cité dans votre documentaire, mais un personnage de la parabole des mines. Le documentaire induit complètement en erreur sur ce point, puisqu’il amène aussitôt le téléspectateur à imaginer Jésus en chef de guerre ou chef de gang qui règle ses comptes dans le sang. C’est un faux pas qui est difficile à excuser, surtout dans un documentaire qui avait pour but de dissiper des fantasmes.

C’est une parabole, donc une métaphore. Deux chapitres avant la parabole des mines, Jésus décrit le Jugement dernier et la venue du « fils de l’homme », où il dit déjà que « Celui qui cherchera à conserver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la gardera vivante. »

Jésus se situe clairement dans une notion de châtiment métaphysique, devant Dieu. Il sous-entend déjà à ses disciples qu’il va mourir à Jérusalem, ce qui rend d’autant plus grotesque l’insinuation qu’il chercherait à faire tuer ses ennemis. Le prochain acte de violence des évangiles sera le moment où un disciple tranche l’oreille d’un soldat venu arrêter Jésus. Sa réaction ? Il donne l’ordre à ses disciples d’arrêter et guérit l’oreille du malheureux.

Prendre au sens littéral ce passage, c’est piétiner allègrement tout le contexte de ce verset et l’interprétation qu’en a fait l’Église catholique. D’ailleurs, dans l’évangile selon saint Matthieu, on relate la même parabole des mines, à une différence près : la phrase « Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je règne sur eux : amenez-les ici et égorgez-les devant moi » est remplacée par « Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors ».

De quoi relativiser considérablement l’importance de cette allusion à un égorgement…

Pour ce qui est du passage où Jésus récrimine contre les Pharisiens, où voyez-vous un appel au meurtre ? Jésus les maudit et les conspue, mais il n’appelle certainement pas à les tuer. Vous en êtes réduit à attribuer un poids symbolique aux termes utilisés par Jésus afin de lui prêter des intentions meurtrières. Problème : on ne dépasse pas le registre du procès d’intentions.

Pour cet exemple et les suivants, vous faites mine de prendre les mises en garde de Jésus contre le Jugement dernier et la perspective de finir en enfer pour des menaces de mort. Entendre dire de la bouche du Christ qu’on risque de finir dans les flammes éternelles de l’enfer n’est pas très réjouissant, mais ça n’a rien à voir avec des menaces de mort !

Vous concluez que « Juifs et chrétiens ont aussi un texte qui peut être lu dans la violence et ils choisissent pour la plupart de ne pas le faire ».

Ce n’est évidemment pas un hasard s’ils choisissent de ne pas le faire. La violence de l’Ancien Testament se situe dans un contexte historique précis qui n’est plus d’actualité pour la quasi-totalité des Juifs d’aujourd’hui. Même en Israël.

Vous êtes à peu près le seul à comprendre les métaphores de Jésus sur le Jugement dernier comme un appel littéral à tuer son prochain. Ce n’est pas une coïncidence si les Églises chrétiennes n’ont jamais utilisé ces passages pour appeler à tuer l’infidèle, même dans le cadre des Croisades.

« Enfin, à mon tour de vous poser une petite question : est ce que vous, ça vous choque d’entendre qu’il y a un appel au meurtre des juifs et des chrétiens à chaque page du Coran ? »

Pas à chaque page, bien sûr. Le problème, quand on connaît un peu les arcanes du Coran, c’est qu’il n’y a pas de quoi être très optimiste sur le rapport entre violence et Coran. Selon le principe de l’abrogation, les versets violents tendent à supplanter les versets pacifiques, car ce sont ceux qui ont été révélés en dernier et sont donc les plus importants. Le Coran est censé avoir été révélé par Dieu lui-même, ce qui rend très difficile la possibilité de relativiser le contenu du Coran avec son contexte historique et géographique.

Votre intention est bonne, mais il faudrait dépasser le lieux commun selon lequel « la Bible a les mêmes problèmes que le Coran ».

Non. Le croyant musulman n’entretient pas le même rapport avec son texte sacré que le croyant chrétien. Ils n’ont pas le même rapport à la violence. Ce qui ne veut évidemment pas dire que les Chrétiens n’ont pas commis leur lot d’atrocités au cours de leur histoire ou que les musulmans sont incapables de faire le bien au nom de leur religion. .

Mr Moreira, je vous adresse mes sincère salutations, en espérant que vous vous documenterez un peu mieux sur ce sujet la prochaine fois. Admettez qu’au-delà du débat théologique et scriptural, la façon dont vous avez formulé les choses induit le téléspectateur en erreur sur la nature de Jésus, qui n’était pas un pousse-au-crime.

Dommage, cette minute de comparaison bâclée entre la Bible et le Coran fait tâche dans un documentaire qui était dans son ensemble solide et intellectuellement honnête.

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D’autres commentaires peuvent être instructifs, vous les trouverez au lien suivant : lien

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Une réflexion sur “La faute de Paul Moreira

  1. ~ UN NOUVEAU COMMANDEMENT ~  » il vous a été dit…..moi, je vous dis….  »

    ~ il vous a été dit…..moi, je vous dis…. ~« Y a-t-il un seul verset affirmant que Jésus a donné un nouveau commandement sur la peine de mort ? »

    C’est la question qu’un musulmans sur son blog, fait mine de se poser véritablement en faisant pareillement mine de la développer véritablement par une lecture qui ne peut être que volontairement sélective. Question à laquelle ce musulman(s) répond lui-même par : NON !

    Seul un musulman mal intentionné envers le christianisme (si ce n’est aussi envers son prochain(s) ne manquera pas d’omettre que l’exemple final qui nous est donner à nous Chrétiens qui ne sommes pas « des gens du livre » mais du Christ (d’où le terme de chrétien) et que notre nouvelle Loi n’est ni un texte ni un livre, mais le Christ en Personne(s) qui nous dis ceci -qui répond véritablement à la question hypocritement posée, c’est-à-dire faussement posé, sans être de bonne volonté :

    Le musulman(s) : « Y va-t-il un seul verset affirmant que Jésus a donné un nouveau commandement sur la peine de mort ? »

    Le Christ : « Je vous donne UN COMMANDEMENT NOUVEAU : « Aimez-vous les uns les autres; COMME je vous ai aimé ». Jean 13:34. Ce commandement supplante, parachève, verticalise –recentre sur le Christ, celui-ci plus horizontal : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Ainsi donc, il faut prendre acte et avoir présent à l’esprit qu’il ne s’agit pas tant d’aimer l’autre comme soi-même mais d’aimer comme le Christ nous a aimé».

    Or le Christ ne nous a nullement aimé en sacrifiant qui que ce soit -en lui administrant la mort, ou en le mutilant-, mais en se donnant lui-même en Sacrifice (car il est le seul sacrifice Saint) par Amour pour tous (pour la gloire de Dieu et le salut du monde).

    CONCLUSION :

    OUI ! Il y EST un verset affirmant que Jésus a donné un nouveau commandement sur la peine de mort ? Et que -Là où ne se vit pas l’exigence d’aimer Dieu et d’aimer son prochain en même temps (comme Dieu nous a aimé), là n’est pas réalisé (donc est abolie) le commandement de la Loi ! Ni n’est réalisé un IOTA de celle-ci.

    Ceci étant dit, quelque chose me fait me demander si l’Islam (et plus exactement des musulmans) ne tiennent pas absolument à s’octroyer un droit de tuer (AU NOM DE DIEU) tant ils font des pieds et des mains pour se le permettre en le justifiant -quitte à se mentir (pour le moins). Pourtant il est aussi un commandement (le 6e) dans la Loi donné à Moïse :« TU NE TUERAS PAS ! ».

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