La faute de Paul Moreira

Il n’est pas dans les habitudes de votre serviteur de faire de la revue de presse. Mais plusieurs internautes ont parfaitement réglé ce scandale. C’est pourquoi je me permets de reproduire ici leurs propos.

Que s’est-il passé ? Un journaliste de télévision, M. Paul Moreira, souhaitant répondre à Eric Zemmour accusant le Coran d’être truffé d’appels au meurtre, s’est livré, disait-il, à une lecture rapide de la Bible où il n’aurait pas trouvé mieux, et notamment deux appels à l’égorgement dans la bouche même de Jésus Christ. Tempête et tonnerre se sont déchaînés hier chez certains catholiques contre l’affirmation hasardeuse de M. Moreira. Notamment, M. Daniel Hamiche, sur son site christianophobie.fr a appelé à écrire au dit Moreira pour exiger des explications.
L’échange qui va suivre ayant été publié en commentaires après les articles du site de M. Hamiche, il nous a semblé utile de les reproduire pour deux raisons :
– Ils répondent parfaitement à la polémique et présentent toutes les thèses en opposition.
– Personne ne lit les commentaires au bas des articles, or c’est, dans le cas présent, là qu’on trouve le plus intéressant. Lire la suite

Cinéma antimilitariste pour société militarisée Cinéma guerrier pour société démilitarisée ?


Cet article de votre serviteur a été publié initialement sur le site royaliste d’opinion et d’information Vexilla Galliae.

« J’ai glissé chef », répond avec ses yeux de cocker battu Jean Lefebvre, alias soldat Pitivier, à Pierre Mondy, dans le rôle de l’adjudant-chef Chaudard, au détour des nombreuses scènes bouffonnes de Mais où est donc passée la septième compagnie ?

Sortie en 1973, cette comédie burlesque sur la débâcle de 1940 peut être considérée, aujourd’hui, comme la quintessence du film de bidasses à tendance antimilitariste. Lire la suite

La guerre de Crimée et les chrétiens d’Orient

(La charge de la brigade légère. Bataille de Balaklava)

Cet article a été initialement publié par votre serviteur pour l’excellent site de Liberté politique.

C’était il y a 160 ans, les grandes puissances s’affrontaient en Crimée. Mais à l’époque, tout le monde voulait protéger les chrétiens d’Orient. Non sans arrière-pensées…

LA SIGNATURE du traité de Paris, le 30 mars 1856, mettait fin à la guerre de Crimée. La consécration, en apparence, du statu quo ante dans les Balkans, au Proche-Orient et en Mer noire. Mais quel gâchis ! 95.000 soldats français, 20.000 hommes de l’armée britannique et au moins 200.000 Russes périrent dans le conflit. Morts pour Sébastopol, pour quelques kilomètres de terre.

Le prestige diplomatique de Napoléon III, à l’issue du conflit, était immense, mais c’était une gloire bien chère payée et fondée sur de biens maigres gains, pour ce souverain habituellement si soucieux de la paix et de la préservation des vies humaines.

En vérité il faut y regarder à deux fois. La guerre de Crimée plongeait ses racines bien plus profondément et son enjeu n’était pas autre que l’équilibre des puissances européennes. Lire la suite