Ce qui va bien en France semaine du 20 au 26 octobre 2013

File:Christ and the Disciples in Emmaus Follower of Caravagio.jpg

(Les disciples d’Emmaüs, Le Caravage. « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? »)

Chers lecteurs,

Après de nombreuses demandes, nous tenterons de reprendre la rubrique « Ce qui va bien en France », en espérant que ces bonnes nouvelles vous redonneront quelque espoir pour notre pays, alors que les nuages s’amoncellent.

Politique

Le Premier ministre souhaite éviter que les membres du gouvernement soient candidats aux prochaines élections municipales et européennes. Certes, on peut supposer que M. Ayrault veut éviter un camouflet pour son gouvernement dont les membres seraient massivement désavoués par les urnes. Dans la tempête mieux vaut se faire oublier. Mais cette nouvelle pratique pourrait avoir pour effet positif d’annuler celle, désastreuse, mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007, d’après laquelle, un ministre battu aux élections législatives devait abandonner sa charge de membre du gouvernement. La manœuvre avait coûté son poste à Alain Juppé, et ainsi, au nom d’un scrutin local, la France avait perdu un ministre compétent. On pourrait assister à un rééquilibrage des institutions au profit d’une distinction entre les élus du peuple et les membres du gouvernement, choisis par le Président de la République et  confirmés par un vote de confiance des élus. La confusion établie par Nicolas Sarkozy avait anormalement renforcé le poids de l’exécutif au détriment des autres institutions, en marquant les ministres du sceau du suffrage populaire.

Les députés, des professionnels de l’enfance, les internautes s’exprimant sur les sites Internet de grands médias ont dans leur ensemble désapprouvé la décision de justice condamnant un père à une amende de 500 euros avec sursis et 150 euros à son ancienne épouse, pour une fessé donnée à leur fils. Cette réaction des personnalités politiques et de l’opinion publique peut être considérée comme rassurante alors que le juge était appuyé, lui, par le ministre délégué à la famille.

Economie

EDF reste un géant de l’électricité. Le groupe français, soutenu par Areva, vient de vendre deux EPR au Royaume-Uni. Le contrat devrait rapporter 16 milliards d’euros au groupe français. Les composants des EPR seront fabriqués au Japon et en France (Saône-et-Loire).

Après les mises en garde du Medef, c’est l’Association française des entreprises privées, par la voix de son président, Pierre Pringuet, qui met en garde le gouvernement contre l’absence de politique d’ensemble de révision des politiques publiques. Pour Pringuet, les engagements de réduction du déficit sont inatteignables. Il engage le gouvernement à une réduction de la fiscalité des entreprises d’une main et une réduction d’un certain nombre de prestations sociales de l’autre, afin de diminuer le coût du travail et de soutenir l’emploi. On peut critiquer le fond, mais il faut saluer cette prise de position contre la gabegie du gouvernement. C’est une force en plus qui donne de la voix contre le laisser-aller.

Le moral des salariés remonte. C’est un paradoxe surprenant, alors que la situation fiscale et économique se dégrade. Cela n’en reste pas moins une heureuse surprise. Une majorité de 52% d’employés d’entreprises privées et publiques, et une majorité de 66% des directeurs des ressources humaines se disent satisfaits du « climat social » de leur entreprise. Voilà qui ne manque pas de nous donner quelques raisons d’espérer pour l’apaisement des conflits qui, depuis quelques années, viraient à l’irrationnelle recherche de coupables, boucs émissaires de la crise.

Non seulement le moral des employés remonte, mais d’après une étude, 73% des employés du secteur privé déclarent aimer leur entreprise. 85% d’entres eux estiment qu’il faudrait mieux « valoriser » les entreprises en général, et 69% considèrent que le gouvernement ne soutient pas assez les entreprises. Pour autant, les personnes interrogées ne sont pas dupes, elles ont ressenti durement la crise, la montée de pression dans les entreprises, avec des exigences accrues de rentabilité. Mais cette nouvelle venue des profondeurs de l’économie réelle, celle qui produit de la richesse, doit amener à se demander si les grincheux et les opposants aux réformes ne se trouvent pas plutôt du côté des agents publics, pourtant les seuls épargnés par la crise… Peut-être également la précarité a-t-elle montré aux employés la chance qu’ils avaient parfois de travailler dans telle ou telle entreprise.

Enfin, rompant avec sa réputation de grande machine sans âme, le monde de l’entreprise semble plus sensible à la recherche d’un équilibre entre vie familiale et vie professionnelle ces dernières années. Cette sensibilité est peut-être une réaction à l’excès de pression marqué par la médiatisation des suicides de salariés dans plusieurs grands groupes depuis la dernière décennie. Aujourd’hui, 58% des DRH de grandes entreprises et de PME estiment que la recherche de cet équilibre travail-famille est l’affaire de l’entreprise. Pour 60% d’entre eux, c’est un enjeu majeur des trois prochaines années. Une solution privilégiée par plusieurs groupes est la création de places de crèches, jadis réservée uniquement aux géants industriels comme Michelin. Mais les services ressources humaines reconnaissent la nécessité de se montrer innovant, avec plus de flexibilité horaire ou des augmentations de salaire pour permettre aux parents de mettre en place des systèmes de garde. Il est évident que la question reste entière, la pression au travail sur les cadres supérieurs le montre, mais une prise de conscience doit être saluée.

Sur le plan de l’innovation, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a nommé les 34 chefs de projets chargés de mener à bien 34 projets industriels pour la France de demain. Il ne faut pas se payer de mots. Beaucoup de ces projets sont dans les cartons des entreprises depuis des années, comme le navire du futur, sûr et écologique, médité par STX France, ou encore la nouvelle génération de TGV de la SNCF, l’avion électrique d’Airbus ou le textile intelligent. Mais il convient de saluer la coordination de mouvements et la lumière portée sur ces projets qui recevront, ainsi, des secours publics et un intérêt accru des investisseurs.

Sur le front de la mer, le groupe Aquimer réfléchit aux moyens de transporter du poisson vivant en quantités industrielles, afin d’ouvrir de nouveaux marchés à l’aquaculture et la pêche française, et de conquérir dans ce domaine un sérieux avantage technologique et compétitif. C’est une véritable course mondiale qui est lancée, cependant.

Affaires internationales

Le premier BPC (Bâtiment de projection et de commandement)  français vendu à la Russie vient d’être mis à flot à Saint-Nazaire, concrétisant cet important contrat d’armement réalisé lors de la précédente législature. Seconde bonne nouvelle, contenue dans la première, pour l’heure, la construction des BPC en France n’est pas remise en cause, alors qu’il était question de poursuivre la production directement en Russie.

Religion et société

La fondation Jérôme Lejeune a récemment fait un point sur la progression des recherches en vue de traiter la trisomie 21, dont on rappelle qu’elle concerne 1 enfant sur 700 en France. Il y a urgence à traiter cette maladie génétique, car des découvertes dans ce domaine ouvriraient sans doute d’autres pistes médicales, ce qui serait bienvenu, considérant que 95% des fœtus diagnostiqués mal formés ou souffrant de maladies génétiques sont avortés, créant un eugénisme de fait dans l’indifférence du bon peuple. Plusieurs traitements permettant de limiter les effets physiques et mentaux de la trisomie 21 sont actuellement en cours de test sur 57 patients âgés de 6 à 18 mois. D’autres études prometteuses sont en cours en Espagne pour stimuler les cellules neuronales. Enfin, des expériences sur souris sont actuellement menées aux Etats-Unis dans le but « d’éteindre » le chromosome 21. La fondation Lejeune considère ces derniers essais de « prometteurs ».

Le diocèse de Rouen a réuni 10 000 participants, au Zénith de Rouen, pour une « Fête de la Parole », centrée sur la redécouverte de la lecture biblique, parole de Dieu et point de départ d’une relation avec le Créateur. Religieux et laïcs étaient présents pour cette journée où se sont suivies conférences et groupes de partages autour d’intervenants prestigieux comme l’ancien maître de l’ordre des dominicains, le Père Timothy Radcliffe. Prière des psaumes dans les offices du jour, lecture quotidienne de la Bible au fil des lectures de la messe, redécouverte de livres bibliques dans des groupes d’études, aucun sujet n’a été laissé de côté pour inviter les personnes représentes à retrouver la voie de cette source.

Dans le diocèse du Mans, la nouvelle évangélisation était à l’honneur les 19 et 20 octobre, avec les journées « Essentiel’Mans », occasion de faire un point sur les bonnes pratiques lancées par l’évêque du lieu, Mgr Le Saux, issu de la communauté de l’Emmanuel et qui agit plus qu’il ne parle, pour faire vivre la nouvelle annonce de l’Evangile dans le pays sarthois. Ces journées furent des temps de rencontre, mais aussi une étape pour les prêtres et laïcs engagés du diocèse appelés à l’évangélisation porte à porte dans les villages, le rassemblement des communautés locales autour de projets de restauration du patrimoine religieux, le témoignage de la foi par des manifestations publiques, la rencontre avec les non-chrétiens lors des événements de la vie du département, comme les fêtes communales, les comices agricoles, etc.

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